Reste proche de toi

Quand quelqu’un t’insulte, te réduit à une chose,
Quand on te donne un conseil que tu n’as pas demandé,
Quand quelqu’un te rend responsable de sa douleur,
Quand quelqu’un ne t’écoute pas, et parle sans arrêt de lui-même,
Quand quelqu’un te compare aux autres,
Quand quelqu’un ignore, invalide, juge ou ridiculise tes pensées ou des sentiments…

Arrête-toi. Respire.

Reconnais que c’est leur douleur, non la tienne.
Reconnais qu’ils sont en train de rêver le seul rêve qu’ils peuvent rêver jusqu’à ce qu’ils s’éveillent.
Reconnais qu’ils ne te connaissent pas, mais seulement leur fantaisie.
Peut-être ont-ils du mal à s’aimer eux-mêmes.
Peut-être cherchent-ils leur valeur à l’extérieur.
Peut-être sont-ils déconnectés de leur respiration, de leur corps, de ce qui est vivant et précieux en eux, de leur véritable vocation.
Peut-être vivent-ils dans un monde dualiste de bon et mauvais, vrai et faux, succès et échec.
Peut-être ont-ils oublié la simple joie d’être.
Peut-être que tu comprends cela.
Peut-être as-tu été là où ils ont été .

Ne cherche pas à les changer maintenant.
Peut-être ne changeront-ils jamais.
Ne cherche pas à les corriger. Ils n’ont pas demandé à être corrigés.
Plus tu pousses, plus ils te repousseront.
Ne te laisse pas prendre dans leur tissu de peines.
Vois clair, aie même de la compassion, mais ne pousse pas.
C’est OK qu’ils soient contrariés. Ça l’est vraiment.
Donne-leur l’espace pour être contrariés.
C’est OK qu’ils soient déçus par toi.
Donne-leur l’espace pour être déçus.
C’est OK qu’ils te jugent. Fais de la place pour leurs jugements aussi.
Fais de la place pour tes propres pensées et sentiments !
Permets-toi de te sentir triste, en colère, coupable, d’avoir des doutes.
Laisse ces précieuses énergies être lavées à travers toi.
Elles ne te feront pas de mal si tu leur permets de bouger.
Oui, tu rencontreras beaucoup de gardiens dans ce voyage.
Continue ton chemin quand même et permets aux autres de poursuivre le leur.
Tu n’as pas besoin de justifier ton chemin ou de le défendre.
Reste proche de toi dans ces moments éprouvants.
Ne combats pas l’obscurité; de toute façon elle n’a pas de pouvoir.
Simplement augmente ta lumière.” Jeff Foster

 

 

 

 

LE SIMPLE ART DE BÉNIR

Au réveil, bénissez votre journée, car elle déborde déjà d’une abondance de biens que os bénédictions font apparaître. Car bénir signifie reconnaître le bien infini qui fait partie intégrante de la trame même de l’univers. Il n’attend qu’un signe de nous pour se manifester.

En croisant les gens dans la rue, dans le bus, sur votre lieu de travail, bénissez-les tous.

La paix de votre bénédiction sera la compagne de leur chemin, et l’aura de son discret parfum une lumière sur leur route. Bénissez ceux que vous rencontrez dans leur santé, dans leur travail, leur joie, leur relation au divin, à eux-mêmes et aux autres. Bénissez-les dans leur abondance et dans leurs finances. Bénissez-les de toutes les façons concevables, car de telles bénédictions ne sèment pas seulement les semences de la guérison, mais, un jour, jailliront comme autant de fleurs de joie dans les espaces arides de votre propre vie.

En vous promenant, bénissez votre village ou votre cité, ceux qui la gouvernent et ses enseignants, ses infirmières et ses balayeurs, ses prêtres et ses prostituées. A l’instant même où quelqu’un exprime la moindre agressivité, colère ou manque de bonté à votre égard, répondez avec une bénédiction silencieuse. Bénissez-les totalement, sincèrement, joyeusement, car de telles bénédictions sont un bouclier qui vous protège de l’ignorance de leurs méfaits, et détourne la flèche qui vous est adressée.

Bénir signifie désirer et vouloir inconditionnellement, totalement et sans réserve aucune le bien illimité – pour les autres et les événements de la vie – en puisant aux sources les plus profondes et les plus intimes de votre être. Cela signifie révérer et considérer avec un émerveillement total ce qui est toujours un don du Créateur et cela quelles que soient les apparences. Celui qui est porté par votre bénédiction est mis à part, consacré, entier.

Bénir tout et tous, sans discrimination aucune, constitue la forme ultime du don, car ceux que vous bénissez ne sauront jamais d’où vient ce rayon de soleil qui soudain perça les nuages de leur ciel, et vous serez rarement témoins de cette lumière dans leur vie.

Quand, dans votre journée, quelque événement inattendu vous bouleverse vous autant que vos plans, éclatez en bénédictions, car la vie est en train de vous apprendre une leçon, même si sa coupe peut vous sembler amère. Car cet événement que vous pensez être si indésirable, vous l’avez en fait suscité, afin d’apprendre la leçon qui vous échapperait si vous hésitiez à le bénir. Les épreuves sont des bénédictions cachées, et des cohortes d’anges suivent leur trace.

Bénir signifie reconnaître une beauté omniprésente cachée aux yeux matériels. C’est activer la loi universelle de l’attraction qui, du fond de l’univers, amènera dans votre vie exactement ce dont vous avez besoin dans le moment présent pour grandir, progresser, et remplir la coupe de votre joie.

Quand vous passez devant une prison, bénissez ses habitants dans leur innocence et leur liberté, leur bonté, la pureté de leur essence et leur pardon inconditionnel. Car on ne peut qu’être prisonnier de l’image qu’on a de soi-même, et un homme libre peut marcher sans chaînes dans la cour d’une prison, tout comme les citoyens d’un pays libre peuvent être prisonniers quand la peur se tapit dans leur pensée.

Quand vous passez devant un hôpital, bénissez ses patients dans la plénitude de leur santé, car même dans leur souffrance et leur maladie, cette plénitude attend simplement d’être découverte. Et quand vous voyez une personne en pleurs ou apparemment brisée par la vie, bénissez-la dans sa vitalité et sa joie: car les sens ne présentent que l’inverse de la splendeur et de la perfection ultimes que seul l’œil intérieur peut percevoir.

Il est impossible de bénir et de juger en même temps. Alors maintenez en vous ce désir de bénir comme une incessante résonance intérieure et comme une perpétuelle prière silencieuse, car ainsi vous serez de ceux qui procurent la paix, et, un jour, vous découvrirez partout la face même de l’amour universel.

Pierre Pradervand

P.S. Et par dessus tout, n’oubliez-pas de bénir cette personne merveilleuse, totalement belle dans sa vraie nature, et si digne d’amour que VOUS êtes.

© Pierre Pradervand 1996-2006

 

 

 

Des pensées pour grandir : Lâcher prise

 

Vivre, croître, mourir pour aller vers une autre vie, c’est un chemin, c’est une extraordinaire aventure avec ses ombres et lumières.

Lorsqu’on a accepté la réalité de sa propre petitesse dans l’immensité du plan divin, alors vivre peut devenir une école de lâcher prise permettant d’atteindre un état de plus grand liberté, permettant d’être toujours moins encombrés par les bagages divers qui ralentissent la croissance.

Lâcher prise, c’est renoncer à tout contrôler, à vouloir le bien de l’autre, c’est renoncer à prouver quoi qu’il en soit, c’est accepter que l’autre est l’autre et que moi-même, je suis qui je suis et non pas qui j’avais rêvé d’être. Lâcher prise, c’est faire confiance, c’est signer un chèque en blanc sur l’avenir, sur cette vie et sur ce qui lui fait suite.

Lâcher prise, c’est cesser de faire le procès de la vie qui ne nous donne pas ce que nous en attendions.

En fait, lâche prise, c’est commencer à être vraiment heureux, car le bonheur, c’est comme un sillage, il suit fidèlement celui qui ne le poursuit pas. Si l’on s’arrête pour le contempler, pour le saisir, il s’évanouit aussitôt.

A partir du moment où l’on peut lâcher prise, où l’on ne désire plus être heureux à tout prix, on découvre que le bonheur c’est l’acceptation de notre condition d’être humain, c’est cette capacité de garder les mains ouvertes plutôt qu’agrippées sur ce que nous croyons nous être indispensable.

 

 

 

 

Les quatre accords toltèques Don Miguel Ruiz

 

C’est un livre un peu spécial mais si facile à lire et à appliquer dans la vie de tous les jours que je suis convaincue qu’il peut être d’une grande aide pour tous ceux qui veulent avoir la belle vie!

1) Que votre parole soit impeccable.

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.
Que votre parole soit impeccable
« Miguel Ruiz rappelle le pouvoir du verbe sur le psychisme. Qui n’a pas gardé en mémoire une phrase blessante d’un parent ? Et ne la fait pas encore résonner une fois adulte ? » La parole est un outil qui peut détruire. Ou construire. Contrairement à ce que nous croyons souvent, les mots ont du poids : ils agissent sur la réalité. « Dites à un enfant v qu’il est enrobé et il se sentira gros toute sa vie ».
Comment s’y prendre ? En cultivant la modération dans ses propos : ne pas en dire trop, ni trop vite. Cela commence dans le discours que l’on se tient à soi-même : « La clé, c’est l’attention à notre discours intérieur. Les critiques et les jugements que nous cultivons sur autrui, mais aussi les sempiternels « Je suis nul », « Je suis incapable » ou « Je ne suis pas beau » que nous entretenons à notre sujet sont des paroles négatives qui polluent notre mental. Or, elles ne sont que projections, images faussées en réponse à ce que nous croyons que l’autre ou le monde attend de nous. Conclusion : parlons peu, mais parlons vrai, en valorisant aussi nos atouts et ceux d’autrui.

2) Ne réagissez à rien de façon personnelle.

Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.
Les paroles et les actes de l’autre ne nous concernent pas en propre. « Ils lui appartiennent, parce qu’ils sont l’expression de ses propres croyances. » Vous êtes critiqué ? Ou encensé ? « C’est l’image que l’autre se fait de vous. Ce n’est pas vous. »
De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Selon Miguel Ruiz, nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi je » nous maintient dans l’illusion. Donc dans la souffrance.
Comment s’y prendre ? « Il s’agit moins de rester stoïque que de prendre du recul ». Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la colère ou de la tristesse, et une réaction de défense. L’objectif : laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu.

3) Ne faites aucune supposition.

Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.
« C’est un travers banal. Nous supposons, nous élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire. » Un ami ne nous a pas dit bonjour ce matin, et nous imaginons qu’il nous en veut ! Selon Miguel Ruiz, c’est un « poison émotionnel ». Pour s’en libérer, il propose d’apprendre à mettre les choses à plat, par exemple en exprimant ses doutes. « Ce qui implique d’apprendre à écouter et d’être capable d’entendre ».
Comment s’y prendre ? Il s’agit de prendre conscience que nos suppositions sont des créations de notre pensée. Dès lors qu’une hypothèse devient une croyance (« Cet ami est fâché contre moi »), nous élaborons un comportement de pression (« Je ne l’aime plus non plus » ou « Je dois le convaincre de m’aimer à nouveau »), source d’angoisse et de stress.

4) Faites toujours de votre mieux.

Votre “mieux” change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.
« Cet accord découle des trois premiers. Lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous finissez par agir contre vous. Mais si vous en faites moins, vous vous exposez à la frustration, à la culpabilité et au regret. » Le but est de trouver le juste équilibre.
Comment s’y prendre ? Ce qui est juste pour soi ne dépend en aucun cas d’une norme. Pour Miguel Ruiz, certains jours, faire ce qu’il y a de mieux pour soi, c’est rester au lit. Dans tous les cas, « le pire piège est la course à la perfection ». L’un des moyens d’éviter ce travers est de remplacer nos « Je dois faire ceci » par des « Je peux faire ceci ». « Cela permet de s’approprier pleinement l’objectif à atteindre, sans se soucier du jugement et des attentes des autres ».

Ho’Oponopono

Prenez-vous le temps d’améliorer certains points de votre personnalité ?
Développez-vous un plus grand amour pour les autres êtres vivants ?
Avez-vous tout essayé pour retrouver le bonheur de vivre et la paix intérieure ?

C’est exactement ce qu’on obtient avec Ho’Oponopono. C’est tout simple, accessible à tous, immédiat et efficace.

Ho’Oponopono vient du cœur, il est entièrement basé sur l’Amour universel et c’est pourquoi chacun est et demeure entièrement libre de l’utiliser sans aucune attache à un regroupement en particulier.

C’est simplement un moyen de nettoyer votre moi intérieur afin de vous permettre de vous connecter à l’énergie universelle et d’y trouver enfin ce que vous recherchez depuis toujours.

Il s’agit de répéter 4 petites phrases toutes simples qui sont :
Je t’aime
Je suis désolé
Pardonne-moi
Merci

Juste ça. Rien d’autre. Adresser ces mots à cette énergie divine qui vit au fond de vous et qui vous relie au reste du monde.

 

 

 

 

HOMMAGE À MON MENTAL

Ô mon mental – Toi mon bien-aimé serviteur
Tu as été abusivement utilisé par un maître excessif Pardonne-moi ces abus.

Dorénavant tu travailleras beaucoup moins, Et dans des conditions favorables.
Tu seras interpellé uniquement pour les tâches qui te siéent.
Tu pourras te reposer longuement Et profiter de ton ami le silence
Que tu as trop peu fréquenté.

Je t’ai confié la lourde tâche de me rappeler sans cesse ce que je dois faire
De m’aider à réfléchir sur les idées que je voulais élucider
Mais surtout, comme un esclave, j’ai exigé de toi que tu travailles sans relâche.
Je t’ai donné le lourd mandat de réagir sur tout ce que je vois, entends, goûte et ressens
Même quand tu n’avais pas de tâches à effectuer, tu continuais de t’épuiser à travailler
Car j’oubliais de te mettre au repos
Ou bien, je ne savais pas comment mettre fin à tes activités.

Je t’ai demandé de résoudre des problèmes qui ne sont pas de ton ressort
Désolée, je ne connaissais pas tes limites
Je me suis adressée à la mauvaise enseigne.
J’aurais dû savoir que tu n’as pas été créé pour résoudre le mystère de l’existence
Faisant toi-même partie de l’existence.
J’ai compris que pour ces questions je dois m’adresser à une autre instance
Le Créateur lui-même.

Malgré Sa gentillesse et Sa disponibilité illimitée
Je me suis parfois sentie intimidée à l’idée de l’interpeller
Nous nous sommes parlé et je me sens maintenant plus à l’aise de m’adresser à Lui.
Désormais, je vais utiliser la voix du cœur
Le cœur jouit d’un système de régénération instantané et illimité,
Il ne se fatigue donc jamais.

Tu t’es épuisé à la tâche sans jamais te plaindre
Même fatigué, tu assumais tes responsabilités sans laisser entrevoir ton épuisement.
Je continuerai de t’utiliser pour mettre en mots, comprendre ou réfléchir
Je ne peux me passer de toi, tu sais.
Je serai auusi plus sélective dans le choix dans mes demandes.

Bon repos, Ô mon mental !
Jouis de ces nombreux instants de douceur qui t’attendent
Et reçois ma gratitude infinie pour ta collaboration plus qu’exceptionnelle.

Aimer est une offrande de soi renouvelée à chaque instant. C’est par ce miracle que l’on peut demeurer dans l’instant, rester les mains vides et s’abreuver à la source qui n’est disponible que dans l’ouverture totale.

http://www.eveilspirituel.net/textes-de-claudette-vidal.asp?i=47

 

 

 

 

1) “ Quiconque vous rencontrez est la bonne personne ”
Ceci signifie que personne n’arrive dans notre vie par hasard. Toute personne près de nous, toute personne avec qui nous entrons en contact, est là pour nous enseigner quelque chose ou pour nous aider à améliorer une situation.

2) “ Peu importe ce qui est arrivé , c’est la seule chose qui pouvait arriver ”
Rien, absolument rien de ce que nous avons expérimenté n’aurait pu être autre chose, même le moindre détail. Il n’y a pas de “ Si seulement j’avais agi différemment… ça aurait été différent’’. Non. Ce qui s’est passé est la seule chose qui aurait pu et a dû prendre place dans notre vie pour apprendre la leçon et avancer.
Chacune des circonstances de notre vie est absolument parfaite, même si cela défie notre compréhension et notre égo.

3) “ Chaque moment est le bon moment ”
Toute chose commence exactement au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard. Quand nous sommes prêts pour quelque chose de nouveau dans notre vie, c’est là… simplement… prêt à débuter.

4) “ Ce qui est terminé, est terminé ”
Lorsque quelque chose se termine dans notre vie, cela aide notre évolution.
C’est pourquoi, enrichis par l’expérience, il vaut mieux lâcher prise et avancer.

 

 

 

 

Juger nous rend malheureux – tout comme nos attentes

 

Pensez à quelque chose de bon qui s’est produit pour vous récemment, et comment cela a affecté votre état d’esprit. Maintenant pensez à quelque chose de mauvais qui s’est produit, et ce que cela a fait à votre état d’esprit.

Maintenant imaginez qu’aucun de ces évènements n’étaient bons, et aucun mauvais.  Ils se sont simplement produits, ils ont existés.

Comment cela change comment vous vous seriez senti comme résultat de ces évènements ? Comment cela change votre bonheur, votre humeur ? Comment cela change ce que vous faites en réaction ?

Quand vous arrêtez de juger les choses comme bonnes ou mauvaises, vous n’êtes plus chargé du fardeau des émotions de votre jugement, et pouvez vivre plus léger, plus libre.

Rien n’est bon ou mauvais !
Hamlet a dit « Il n’y a rien de bon ou de mauvais, mais penser le transforme en l’un ou l’autre ».

Il avait raison. Sans l’esprit humain, les choses se produisent juste, et elles ne sont pas bonnes ou mauvaises. C’est seulement quand nous utilisons nos filtres ou notre jugement qu’elles deviennent bonnes ou mauvaises, belles ou laides.

Une mauvaise herbe est une mauvaise herbe seulement quand nous ne l’aimons pas.
Les enfants sont seulement vilains si nous n’aimons pas leurs actions.
La vie est terrible uniquement si vous la jugez aussi mauvaise.

Mais qu’en est-il de ces tragédies vraiment horribles, comme une épidémie ou un tsunami ou l’Holocauste ?
Bien sûr, ces choses sont mauvaises ?

Bien sûr, à travers la lentille du jugement dans lequel nous avons été éduqués, elles sont terribles. Mais encore une fois, enlevez le jugement et alors… elles se sont simplement produites.

La mort et la cruauté nous rendront probablement toujours tristes, mais elles se sont toujours produites et le feront toujours, que nous les aimions ou non.

L’auteur et survivant de l’Holocauste Victor Frankl a écrit à propos d’une femme riche qui a survécu à l’Holocauste, et qui était reconnaissante pour l’expérience, bien qu’elle ait beaucoup souffert, parce que cela lui a ouvert les yeux.
Cela l’a transformée. Je ne dis pas que l’Holocauste était bon mais peut-être que nous pouvons dire qu’il s’est produit. Cela sert de leçon – une que nous devrions écouter, par ailleurs, en ces jours de haine politiquement chargée, où nous accusons les immigrants et les minorités d’être la source de nos problèmes.

Il y a d’autres tragédies qui se produisent qui ne sont pas nécessairement mauvaises. Elles occasionnent des pertes dévastatrices, sans aucun doute, mais dans la vie il y aura toujours des pertes, et les gens mourront toujours. C’est la manière dont nous les jugeons qui détermine nos réactions, et détermine si nous sommes capables de les gérer en restant sain d’esprit.

De grandes attentes
  La seconde moitié de ce changement est aussi petit, mais tout aussi important :

laisser tomber les attentes. Non pas les baisser, mais les éliminer.

Pensez à cela : quand nous avons des attentes, et que les choses ne vont pas dans le sens que nous attendions (ce qui arrive assez souvent, car nous ne sommes pas de bons pronostiqueurs), nous sommes désappointés, frustrés. Ce sont nos attentes qui nous forcent à juger si quelque chose est bon ou mauvais.

Quand vous attendez quelque chose d’un ami, d’un collègue, d’un membre de votre famille, de votre conjoint, et qu’ils ne sont pas capables de le donner, alors cela vous énerve, ou vous êtes désappointés. Cela engendre la colère.

Mais que se passe-t-il si vous n’avez pas d’attentes – alors leurs actions ne seraient ni bonnes ni mauvaises, ce seraient juste des actions.
Vous pouvez les accepter sans frustration, colère, tristesse.
Que se passe-t-il si vous partez en vacances, à un endroit pour lequel vous avez de grandes attentes, et que ce n’est pas ce à quoi vous vous attendiez?

Vous serez amèrement déçu, alors même que ce n’est pas la faute de l’endroit – c’est juste ainsi que l’endroit est.

C’est vos attentes qui sont en cause
  Quand les gens vous déçoivent, ce n’est pas leur faute. Ils sont juste ce qu’ils sont. C’est vos attentes qui sont en cause.

Le pourquoi
  Mais pourquoi faire ce changement ? Pourquoi devrions-nous arrêter de juger? Pourquoi devrions-nous arrêter d’avoir des attentes ?

Parce que les jugements nous bloquent de notre compréhension, et peuvent ruiner notre bonheur. Quand nous jugeons, nous ne cherchons pas à comprendre – nous sommes déjà arrivés à la conclusion.

Si nous arrêtons de juger, nous nous autorisons à essayer de comprendre, et alors nous pouvons agir de manière beaucoup plus intelligente, parce que nous sommes mieux informés par notre compréhension.

Juger nous rend malheureux. Tout comme nos attentes.
  Quand nous laissons les jugements derrière nous, nous pouvons vivre dans le moment présent, prenant ce qui vient comme n’étant ni bon ni mauvais, mais simplement pour ce que c’est.

Nous pouvons arrêter de ruiner notre bonheur avec nos pensées, et commencer à vivre à la place.

Le comment
  Donc comment commençons-nous à faire cela ? Par de petits pas, comme d’habitude.

  1. Tout d’abord, commencez en étant plus conscient. Tout au long de la journée d’aujourd’hui, notez quand vous commencez à faire des jugements, notez quand vous avez des attentes, et quand les choses ne produisent pas en fonction de celles-ci.

Avec le temps, vous en remarquerez de plus en plus, et serez plus conscient de ces types de pensées.

  1. Ensuite, faites une pause à chaque fois que vous notez un jugement ou une attente.

Respirez. Ensuite dites-vous, “Aucune attente, rien de bon ou mauvais”.

Répétez cela, laissez partir votre jugement ou vos attentes.

  1. Troisièmement, essayez de voir les choses comme elles le sont, et de comprendre. Soyez curieux de savoir pourquoi les choses sont de la manière dont elles sont, pourquoi les gens agissent de la manière dont ils agissent.

Enquêtez, pratiquez l’empathie, essayez de vous mettre dans la peau des autres personnes.

Voyez le paysage de votre vie comme il est, sans le filtre des jugements ou des attentes.

  1. Ensuite, prenez ce qui vient. Vivez-le, dans le moment.

Réagissez de manière appropriée, sans sur-réagir parce que cela ne s’est pas produit comme vous l’espériez ou le vouliez.

Vous ne pouvez pas contrôler la vie, ou les autres, mais vous pouvez contrôler comment vous réagissez.

  1. Ensuite acceptez. Quand les choses se produisent, comprenez pourquoi elles le font, sans jugement, et acceptez-les comme elles sont.

Acceptez les personnes pour ce qu’elles sont.
Acceptez-vous vous-même, sans jugement, tel que vous êtes.
Cela demande de la pratique.

  1. Enfin, sachez que le moment présent, étant tel qu’il est, contient aussi des possibilités infinies.

Et ces possibilités sont ouvertes une fois que vous voyez les choses comme elles sont, sans jugement ou attentes.
The Elements of Living Lightly, Léo Babauta www.pierre-lassale.org

 

 

 

 

La qualité des pensées

 

“L’etre humain est ce qu’il pense.”

Les pensées que nous abritons au long des jours contruisent notre réalité, agissent sur notre niveau d’énergie, sur notre vie émotionnelle et sur notre vie spirituelle.

Ce que nous pensons détermine ce que nous disons, ce que nous faisons, ce que nous récoltons.

La moindre attention, la moindre pensée, le moindre désir sont des énergies que le mental envoie dans l’univers, comme l’érable ou le pissenlit répandent au large leurs graines.

Tout produit un effet. Certaines pensées peuvent d’ailleurs produire un effet plus important qu’un acte visible.
C’est que l’énergie est plus subtile à ce niveau où elle atteint l’univers à son niveau le plus subtil, celui de sa conscience.

Toute pensée se réalise aussi longtemps qu’elle n’est pas annulée par une autre plus puissante.

Il est donc capital de rendre ses pensées cohérentes et positives si l’on veut contribuer à l’évolution du monde et, par contre coup, recevoir soi-même des effets positifs, qui ne peuvent manquer de se produire. Car l’univers c’est notre corps, et “les autres” c’est nous mêmes. En fin de compte, c’est toujours pour ou contre soi-même que l’on agit.

Placide Gaboury

 

 

 

 

Le miracle c’est de marcher sur terre ….  l’art de vivre l’instant

 

“Le maître Zen Rinzaï, Lin Tchi, a dit : “Le miracle c’est de marcher sur terre, non pas de marcher sur l’eau ou sur le feu. Le vrai miracle est de marcher sur cette terre.” Et pourquoi ne feriez-vous pas de miracle juste en marchant ! Quand vous en avez assez de vous concentrer intérieurement, un pas peu vous nourir, vous transformer. Un pas fait en Pleine Conscience peut vous conduire dans le royaume de Dieu. C’est possible. Vous pouvez le faire aujourd’hui même. Parmis nous, il y’a des hommes, des femmes qui peuvent le faire. La vie est trop précieuse pour que l’on se perde dans ses idées, ses notions, sa colère, son désespoir. Il faut s’éveiller à la réalité merveilleuse de la vie. Il faut commencer à vivre pleinement et véritablement chaque moment de sa vie quotidienne.

Quand vous tenez votre tasse de thé dans la main, faites-le en étant là à cent pour cent. Vous savez comment faire : une inspiration profonde, une expiration douce, le corps et l’esprit se rejoignent. Vous êtes vraiment là , absolument vivant, présent. C’est une pratique de dix ou quinze secondes, et soudain le thé se révèle à vous dans toute sa splendeur, sa merveille. Avec cent pour cent de votre présence, vous entrez en contact avec le thé. La pratique, c’est la pratique du bonheur. Sans amour, sans liberté, il n’y a pas de bonheur. Il n’y a pas de bonheur sans concentration.

Quand vous mangez une orange, essayez de pratiquer la concentration.  Mangez-la de manière que le plaisir, la joie et le bonheur soient possibles durant tout ce temps. Nous pouvons appeler cela la méditation de l’orange. Vous posez une orange dans la paume de la main. Vous la regardez, la respirez en sorte qu’elle se révèle à vous comme une merveille. Pour moi, une orange n’est rien de moins qu’une merveille. C’est tout à fait comme vous-même, qui êtes une merveille de la vie. Vous êtes une manifestation devant moi, une merveille. La pratique a pour objet la joie quotidienne, la liberté. Nous sommes suffisamment intelligents pour appliquer l’enseignement dans notre vie de tous les jours. Nous devons utiliser notre temps avec beaucoup d’intelligence. Le temps n’est pas seulement de l’argent, il est beaucoup plus précieux que cela : il est la vie. Une journée de vingt-quatre heures, c’est long, mais savez-vous la gérer ? Il faut vous investir à cent pour cent pour organiser celles qui vous sont données à vivre. Vous pouvez en faire une légende pour vous et vos petits-enfants, si vous vivez chaque moment de votre vie quotidienne. Vous pouvez le faire, ce n’est pas trop difficile, et c’est la pratique.”

– extrait de Toucher la vie (éditions Dangles) Source du texte : Revue Terre du ciel

“Va lentement. Ne te hâte pas.   Chaque pas t’amène au meilleur instant de ta vie : l’instant présent.” Thich Nhat Hanh

 

 

 

 

MÉDITATION SANS OBJET

 

Ne choisissez aucun thème de méditation. N’utilisez aucun mantra. Ne vous fixez sur aucun point précis du corps. Ne vous concentrez même pas sur le souffle.
Voyez simplement ce qui apparaît. Ce peut être une image mentale. Ce peut être un mot. Ce peut être rien.
Si c’est une image, ne la travaillez pas, n’allez pas vers elle, ne la nourrissez pas, ne la dilatez pas, ne cherchez ni à la retenir ni à l’expulser. Laissez-lui une totale autonomie. Soit elle se dissoudra d’elle-même, soit elle se transformera en une autre image, que vous regarderez de la même façon.
Si c’est un mot qui apparaît, ne cherchez pas à l’analyser, à le comprendre intellectuellement. Ecoutez-le tel qu’il vient, tel qu’il résonne. Soit il va sombrer dans le silence, soit il va déclencher une série d’autres mots. Lambeaux de phrases ou phrases complètes. Idées cohérentes ou fragments d’idées. Opinions, souvenirs, projets, peu importe. Ne triez pas, n’organisez pas et surtout ne rejetez pas. Ecoutez, laissez parler.
Si c’est « rien » qui apparaît, si c’est une impression de « rien », soyez sûr que c’est encore quelque chose puisque vous en avez conscience. C’est un vide de pensées, un vide de discours, un vide d’images ou de sensations. C’est encore un objet puisque vous le percevez, puisque vous le ressentez comme absence, manque, attente, perplexité. Ne vous dites pas : c’est la Vacuité, et encore moins : c’est l’Eveil. Voyez ce « rien », aucun traitement de faveur : faites-lui face.
Mais tout cela se mêlera, formant une trame insaisissable, un filet quasiment impossible à déchirer. Vous n’aurez pas à affronter que des mots ou que des images ou que des vides : tous ces « objets » alterneront, se chevaucheront, du moins en apparence. Car en fait, si vous regardez bien, votre conscience ne peut appréhender qu’un seul objet à la fois. Si votre esprit est très agité ou très rapide, vous aurez sans doute l’impression de simultanéité. Mais c’est un leurre. Les objets frappent la conscience un à un : ceci puis ceci puis ceci. Même quand il y aura retour d’un objet, sur un mode plus ou moins obsessionnel, percevez cet objet comme entièrement nouveau. Il l’est, dans l’instant.
Car il n’y a que des instants. Des « points », si serrés parfois qu’ils donnent l’impression d’une « ligne ». Mais chaque point, chaque instant est nouveau et, dans la lumière de la conscience, aucun ne « succède » à l’autre.
Ce qui fait (quelle belle chose !) que vous êtes toujours dans le présent, car il est rigoureusement impossible d’être ailleurs.
Pourtant vous dites : je n’arrive pas à être dans le présent, je pense toujours soit au passé, soit à l’avenir. Et alors ? Faux problème. Le passé n’existe jamais en tant que tel. Il n’existe plus qu’en tant que souvenir et, lorsque ce souvenir vous frappe en passant par l’eau claire de votre conscience, c’est du présent tout frais et tout vif. Donc où est la gêne ? Quand le souvenir se « présente », observez-le dans son actualité. Comme vous observez une statue qui a trois mille ans : elle est bien là, elle est bien pleine, vous pouvez la toucher, elle n’a trois mille ans que parce qu’on vous l’a dit, c’est une notion culturelle, non un fait d’expérience ; un singe qui gambade dans les ruines d’un temple ne se dit pas : ce sont des ruines de l’époque Gupta, voici une vieille statue d’Hanuman… De même, le futur n’existe jamais en tant que tel, c’est une image présente, une pensée présente, une projection de crainte ou d’espoir faite à partir du présent. Vraiment tout est présent, quelle misère d’imaginer le contraire !
Ce qui complique la méditation, c’est que non seulement on la vit – ou on essaie – mais on la juge. Et la juger, d’ailleurs, empêche de la vivre vraiment. Par exemple on ressent de l’ennui et on se culpabilise, on s’estime peu doué et on décide soit d’abandonner, soit de se reprendre en main ou encore de changer de méthode. Ou bien on éprouve du bien-être, de la joie, de l’apaisement et on s’autocongratule : j’ai progressé, qu’est-ce que je suis fort quand même ! Toutes ces évaluations sont également vaines. Nos réactions émotionnelles à l’activité méditative (aussi longtemps que nous concevons la méditation comme une « activité »), tout ce discours intérieur, tout ce fatras psychologique surimposé au travail spirituel, tout cela fait bel et bien partie des « objets », alimentant la suprême fiction : celle de croire qu’il existerait un « expérimentateur» distinct de ses expériences.
La méditation sans objet déjoue tous ces pièges. Elle ne comporte ni but ni stratégie, ni progression ni méthode, ni complaisance ni sévérité envers soi-même. Ce n’est pas un exercice mais ce n’est pas un état non plus, si le mot état évoque quelque chose de « statique » (et du statique au stagnant le glissement est insensible), – alors qu’ici on est dans une perpétuelle nouveauté, un renouvellement sans fin, un printemps qui n’aspire à aucun été. En outre, tout état spirituel est provisoire ; si vous croyez au paradis vous finirez par créer un paradis, vous irez même au paradis, mais un jour vous serez bien étonné d’en revenir.
L’Eveil – si l’on veut à tout prix donner un nom à cet insaisissable – n’est pas un état. On n’y entre jamais, on n’en sort jamais. En fait il n’existe pas et c’est quand on voit cela qu’il éclate comme un soleil.

Pierre Feuga

 

 

 

 

Traverser le désert de nos illusions

 

Dans la vie, toute ombre qui n’a pas pu être mise en lumière remonte tôt ou tard en surface, c’est une loi à laquelle personne n’échappe.

Le mal-être et l’état de tension que nous éprouvons lorsque nous faisons l’expérience du manque d’amour, à un niveau ou à un autre, est le signe que certaines de nos ombres tentent d’attirer l’attention sur elles. Or, que sommes-nous tenté de faire lorsque c’est le cas ? Le plus souvent, nous cherchons à fuir cet état désagréable. Nous cherchons à anesthésier la souffrance. Pour cela, nous nous déportons vers l’extérieur en quête de «remplissage », destiné à combler la sensation insoutenable de « vide » intérieur. En se déportant de la sorte, on sort de soi, on s’éloigne de la souffrance pour ne plus y être exposé. Ce mécanisme de fuite peut apporter un soulagement ou une satisfaction en réaction à l’éloignement de la souffrance, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle aura disparue. Elle a juste été « étouffée » ; un couvercle a été mis dessus pour ne plus la ressentir, et c’est cet étouffement qui procure un sentiment d’apaisement, sentiment rassurant dont on deviendra petit à petit dépendant !

C’est ce que nous sommes tenter de faire lorsque la souffrance et l’état de tension qui lui est associé crient en nous. Alors, c’est comme si nous laissions tomber un enfant triste et affamé parce que sa présence nous insupporte, tant il nous renvoie à nos limites, nos hontes, nos peurs, notre culpabilité, etc. Toutefois, l’étouffer ne lui apportera pas ce dont il a besoin pour retrouver le bonheur et la satiété, bien au contraire, ce sera encore pire. En nous éloignant de lui, nous le laissons tomber, nous l’abandonnons à son triste sort, nous le privons d’attention, et donc d’amour. Cette souffrance que nous ressentons, nous devons nous en occuper, la considérer, la mettre en lumière. Mais, comme disait C.G. Jung, « ce travail est désagréable, donc impopulaire ». Il est tellement plus facile de fuir vers l’extérieur en quête de stimulation rapide, pour compenser, pour occulter, pour oublier…

C’est ce que nous faisons la plupart du temps : fuir le « vide » et tenter de le remplir par des artifices, ou, ce qui revient au même, se laisser captiver mentalement par autre chose, afin de dévier l’attention. C’est ce mécanisme de déportation qui peut, bien souvent, nous pousser à nous remplir d’aliments, à passer des heures sur internet à perdre notre temps (quand bien même chercherait-on à se persuader de faire quelque chose d’utile…), à chercher le partenaire qui pourra nous « combler », à se complaire dans l’inertie, ou à s’adonner à toute activité susceptible d’occuper notre esprit et de nous maintenir en surface, suffisamment éloignés des hurlements de notre enfant blessé.

Ce qui est étrange, c’est que le réflexe naturel (et donc normal) face à la souffrance serait au contraire le « repli sur soi », l’envie de ne rien faire. Ce réflexe nous incite à « aller au-dedans de soi » pour y accueillir la souffrance, pour la regarder en face, ce qui est là la seule et unique manière de la mettre en lumière (et par là même d’apprendre à se connaître vraiment, dans le sens du « connais-toi toi-même »). Malheureusement, ce réflexe naturel d’introspection est lui aussi supplanté par le réflexe de fuite. Ce n’est que lorsque nous avons épuisé toute notre énergie à nous débattre en surface que, par manque de force, nous replongeons au cœur de l’ombre. C’est ce que l’on appelle la dépression ! Alors, nous n’avons plus envie de rien ; nous n’avons même plus d’appétit et tout nous paraît fade, insipide, dénué d’intérêt et de sens. Le fait que nous n’ayons plus envie de rien nous oblige à faire face. Et là, acceptons-nous de plonger dans le noir, ou tentons-nous un dernier stratagème pour fuir en restant solidement cramponné à notre mental, se jugeant et se condamnant lourdement de vivre cette souffrance?

Paradoxalement, c’est le refus de la souffrance qui l’alimente et la renforce, créant au fil du temps, un véritable monstre terrifiant, un gardien du seuil hideux, amalgame de toutes nos peurs, nos colères refoulées, nos hontes, nos blessures, nos jugements négatifs, etc. Alors, que faire face à ce monstre, cet enfant blessé renié, meurtri et méprisé ?

Traverser le désert et parvenir au-delà des illusions.

Imaginons que nous soyons perdus en plein désert. Nous marchons sous le soleil, traînant notre ombre derrière nous. En pleine détresse, affamés, désorientés, nous en venons à accuser cette ombre d’être la responsable de notre triste sort. Nous cherchons à nous en éloigner, mais elle nous suit… comme une ombre. Nous nous débattons, nous courrons dans toutes les directions, mais rien n’y fait, elle reste collée à nos baskets. Nous prenons alors conscience que fuir est inutile et ne fait que renforcer son emprise sur nous. C’est là que, à bout de souffle et de force, nous commençons à déposer les armes. Face à l’immobilité et au sentiment de vide que nous laisse la vue de notre ombre, remonte en nous le sentiment effroyable de la peur, qui est désormais à vif. Cette peur vient de la croyance que si nous nous abandonnons totalement, l’ombre va nous submerger, et que nous allons en mourir.

C’est la peur de la peur, en quelque sorte. Et c’est là, en cherchant une ultime issue, que nous réalisons qu’il nous est possible de plonger dans l’ombre pour voir si elle est vraiment si terrifiante qu’elle en a l’air. Dans un ultime élan de courage et de foi, nous acceptons de faire le grand saut dans le gouffre sans fond de nos ténèbres intérieures. Nous lâchons prise, en accordant toute notre attention à la sensation de ce vide, et à toutes les émotions qu’il exprime. Nous acceptons, nous cessons de lutter, nous nous détendons intégralement. Nous contemplons l’ombre telle qu’elle est, en la ressentant de l’intérieur. Ainsi, nous ne sommes plus l’ombre, mais la lumière qui contemple l’ombre, et par cette mise en lumière, nous la faisons disparaître. Nous réalisons alors qu’au-delà de nos propres illusions, nous n’avons jamais été rien d’autre que la Lumière elle-même… Nous réalisons que nous sommes le Soleil…

Le secret de la transmutation alchimique de l’ombre en lumière, c’est le lâcher-prise. Il s’agit d’ouvrir les portes de notre incarnation à la lumière de l’Amour, afin qu’elle nous aide à éclairer nos ombres. Par soi-même, c’est-à-dire par les moyens limités de l’individualité, on ne peut rien faire. Nous avons besoin de l’aide d’une Intelligence supérieure, qui est précisément l’Amour. Le lâcher-prise est la porte ouverte à la manifestation subtile de cet Amour, et c’est cette essence subtile que nous pouvons capter par le souffle de la respiration. Concrètement, cette ouverture se fait dès que nous descendons dans le corps pour y RESSENTIR nos « ombres » et y RELÂCHER toutes les parties du corps qui se sont crispées sous leur influence. Lorsque nous ressentons, nous ne sommes plus dans le mental, et nous faisons l’expérience de la réalité à partir du Cœur, à partir du centre, et non plus de la périphérie où nous nous déportions jusqu’alors en quête d’une source de stimulation compensatoire destinée à anesthésier ou étouffer la souffrance. La démarche est donc extrêmement simple, peut-être même trop simple pour qu’on veuille bien s’y intéresser et lui accorder crédit.

La Nature ayant horreur du vide, elle n’a de cesse de vouloir nous « remplir » d’Amour, mais elle ne peut nous « insuffler » son essence si nous nous maintenons dans la fermeture. Cette fermeture se reflète dans le corps par une mauvaise posture et par la crispation musculaire, qui entravent la respiration. En corrigeant la posture et en relâchant le corps intégralement, notre respiration peut retrouver un rythme naturelle et harmonieux, et nous pouvons ainsi absorber le « souffle vital » nécessaire pour faire l’expérience du bien-être. En se laissant ainsi imprégner par l’énergie d’Amour, nous prenons conscience que notre santé et notre état d’esprit s’améliorent ; nous nous sentons bien, « nourris », sereins, confiants, et naturellement optimistes. C’est la magie de l’Amour qui, avant d’être un sentiment, est la plus puissante force de guérison, de cohésion et d’harmonisation. Ce n’est que lorsque nous en sommes suffisamment imprégnés que notre Cœur peut s’ouvrir et l’offrir à autrui. Alors, étant nous-mêmes comblés par cet Amour, nous pouvons le propager sans rien attendre en retour, à l’image du Soleil qui disperse sa lumière sur toute forme de vie, inconditionnellement et de façon désintéressée. Si nous nous maintenons dans le lâcher-prise, alors nous sommes constamment « ressourcés », et l’Amour peut se propager librement à travers nous.

Les méditations guidées du site www.meditationsguidees.com ont été conçues dans ce but précis : nous aider à intégrer cet état de conscience méditatif-contemplatif qu’est le lâcher-prise, afin de nous rendre autonomes sur notre chemin, aptes à relever les défis que notre vie de tous les jours ne manquera pas de nous présenter.

http://www.paperblog.fr/6547738/un-voyage-a-travers-la-meditation-guidee/

 

 

 

 

S’OUVRIR À LA GRÂCE

 

L’aventure humaine fait de nous des êtres souffrants. Notre condition d’être humain implique que nous nous sentions séparés les uns des autres, pire… que nous nous sentions coupés de notre Source originelle.

Le mental, cet outil merveilleux lorsqu’il est bien utilisé, est souvent l’artisan de notre malheur. L’ignorance de qui nous sommes est à l’origine d’une utilisation erronée du mental, laquelle se traduit par un sentiment d’être seul, séparé.

 

La nostalgie d’un monde de paix et de plénitude nous habite. Cette nostalgie est un repère précieux. C’est le rappel de notre connaissance intime et profonde de l’existence d’un paradis… perdu.

Vivre dans la limitation et la séparation est une expérience issue de notre contraction intérieure. Contracté, nous vivons replié sur nous-mêmes, cherchant des solutions dans notre tête, dans un espace où les solutions éprouvées sont stockées.



Pouvez-vous imaginer un instant… un seul instant… que vous baignez dans un substrat universel, souvent méconnu, mais non moins réel ?

Pouvez-vous considérer et… soyons fou, considérer prendre le risque de vous ouvrir à une réalité différente et nouvelle?

Cette réalité est d’une Beauté inimaginable, d’une Splendeur indescriptible, d’une Bonté inconcevable et d’une insoutenable Douceur.

Cette réalité méconnue est la Grâce dans laquelle nous baignons à chaque instant et que nos yeux ne voient pas. Désirer La voir est déjà une Grâce. C’est le premier pas d’une aventure passionnante, la quête de Soi.

La Grâce est là, disponible pour les cœurs humbles et sincères. Personne n’en est exclut. La Grâce est le cadeau de la Vie à tous les êtres humains. Puissent ces mots résonner en votre cœur, nourrir votre foi et faciliter votre accès à ce qui est en vous depuis toujours, la Grâce.

Il y a un désir qui englobe et couronne tous les désirs, c’est celui d’être totalement soi-même.

Dans la grâce de l’amour,  Claudette 

 

 

 

 

Adopter l’attitude «laisser être»

 

Adopter l’attitude «laisser être» consiste à accueillir ce qui arrive avec bienveillance.

Lorsqu’on pratique le yoga avec cette attitude, on évite d’avoir des attentes précises et de considérer l’exercice que l’on fait comme une performance à accomplir.

Quand une pensée nous distrait, ce qui arrive très souvent, on revient à notre pratique de yoga comme si de rien n’était. Quand on se rend compte qu’on voudrait «faire mieux», on prend conscience de ce désir, cette performance, mais on ne fait rien – aucun effort pour «faire mieux», pas plus qu’on ne combat le désir d’y arriver : on revient simplement à notre pratique. On est très permissif à l’égard de notre pensée du moment, mais on ne s’en occupe pas. Les distractions, les émotions, les désirs arrivent; ce n’est ni bien ni mal, on les accueille le sans juger et on met à nouveau notre conscience vers notre respiration et vers posture de yoga. On prend conscience de ce qui se présente, on revient à notre pratique, jusqu’à la prochaine «escapade» de notre mental.
On pourra plus tard examiner ce qui est cause des pensées et agir de façon à le solutionner, si on le juge nécessaire. Par exemple, si ce sont des idées concernant l’emploi, des choses en retard ou des problèmes amoureux qui reviennent pendant qu’on est présent à notre respiration ou à notre posture de yoga, on saura qu’on a des choses à explorer et des décisions à prendre.
Mais pendant l’exercice, on ne mesure rien, on n’évalue rien, on ne critique rien. On observe ce qui se passe dans notre monde mental avec un esprit neutre et quand un esprit ne peut pas rester neutre, on observe avec notre esprit neutre que notre esprit n’a pas pu rester neutre ! On est en congé. Pendant l’exercice, on observe ce qui se passe comme on regardera couler l’eau de la rivière, sans penser que cela pourrait être autrement. On prend conscience de ce qui se passe, sans juger, on laisse être.
On «laisse être», non pas comme celui qui laisse son prochain dans la misère, mais comme le bouton qui devient une fleur, qui se transforme en laissant les choses se produire plutôt qu’en s’efforçant d’arriver à quelque chose de précis.
Dans la vie de tous les jours, cette attitude ne mène ni à la passivité ni à l’indifférence : elle permet un recul. Laisser être n’est pas laisser faire. On peut laisser être la frustration d’un enfant à qui on refuse une faveur, mais on ne le laisse pas frapper son frère pour se défouler. On laisse être le désir de tout laisser tomber, on lui permet d’exister, mais, quand il est passé, on reprend nos responsabilités, quitte à voir comment on pourrait alléger notre fardeau. On laisse être le désir de recommencer à fumer, plutôt que d’en combattre l’apparition, mais on tient bon dans nos choix de santé et on ne cède pas.

On laisse être les désirs et les émotions, on accepte qu’ils nous habitent mais on ne se soumet pas à ce qu’ils pourraient nous imposer comme action dans l’immédiat.

Pendant qu’on dirige notre conscience vers notre respiration par exemple, de nombreux conférenciers viennent faire la causerie ou leur propagande dans notre cerveau. Ou bien des films qui passent dans notre tête et nous montrent un avenir sombre ou heureux, ou nous rappellent un passé parfois joyeux parfois douloureux. On accueille leurs propos ou leurs scénarios, sans les chasser. On prend simplement conscience de ce qu’on a en tête : on ne le combat pas, on ne se fait pas une obligation de rester concentré, on se repose plutôt en jouant à ramener encore et encore notre attention à notre pratique.

Ainsi, on est «spacieux», on fait de la place à tout ce qui nous habite. Plus cet espace intérieur est grand, moins ce qui s’y trouve est dérangeant. N’étant pas refoulées, toutes nos pensées et nos émotions peuvent aller au bout de leur course et, éventuellement, s’éteindre d’elles-mêmes. Et si elles reviennent, ce ne sera pas grave, puisqu’on aura beaucoup d’espace pour les accueillir. On ne sera donc pas envahi et on pourra ramener notre attention sur notre pratique. Ce n’est pas tant ce à quoi on pense qui nous stresse que la façon dont on l’aborde. La création d’un grand espace intérieur, grâce à l’attitude «laisser être», permet de se détendre non seulement malgré toutes sortes de pensées, mais avec tout ce qui se passe en nous.

Si on ne développe pas l’attitude «laisser être», ce qui se passe pendant la pratique de yoga risque de nous stresser. On tente en effet souvent de se relaxer ou se calmer, pour chasser la tension que l’on ressent. Or, on n’arrive ni à penser à rien ni à rester concentré sur notre respiration ou sur notre posture. On pense même constamment à ce qui nous préoccupe ! On est alors tenté de se fâcher, de se dévaloriser, de penser avec acharnement qu’il ne faut pas penser ! On tourne en rond : on s’énerve pendant la pratique ! L’attitude «laisser être» permet au contraire de revenir tout simplement à notre pratique. Elle permet d’assister comme un observateur bienveillant à ce qui se passe dans notre monde mental, sans lutter. On est présent à notre vie intérieure sans espérer qu’elle soit autre chose que ce qu’elle est, même si la consigne voulant qu’on revienne constamment à notre respiration, à notre posture ou à autre chose pourrait faire croire qu’il faut rester concentré.

Le désir de performance déclenche la réaction de stress : vouloir, c’est être tendu. Plus on veut activement se détendre, moins on y parvient, tout comme plus on s’efforce de dormir moins on s’endort.

Il consiste plutôt à mettre l’attention â être précis dans la préparation des postures, à prendre conscience des muscles, ceux que l’on va étirer indépendamment de ceux que l’on va contracter, à entrer lentement dans la posture, à chercher le point exact où on sent un bon étirement mais dans lequel le corps peut se relâcher dans l’effort et à quitter lentement les postures et sentir les muscles qui reprennent l’élasticité normal.

Quand on vise la performance, on s’évalue, on se juge, est satisfait ou frustré, on s’efforce de faire mieux : toutes ces attitudes augmentent le stress, empêche l’abandon dans les postures. On néglige ainsi ce qui se passe ici et maintenant pour se stresser avec ce qui a été ou ce que sera, avec ce qu’on pense qui aurait dû être au qui devrait être.
Cette attitude peut-être la plus difficile à intégrer, car on se dit:
– «Est-ce que je fais comme il faut ? Il ne faut pas que me trompe.»
– «Comment se fait-il que je ne sens pas l’énergie.»
– «Je le savais bien que je ne serais pas capable.»
– «Arrête de penser au travail ! Relaxe, bon Dieu!»
– «Les autres personnes du groupe réussissent sans doute mieux que moi.»
– «Cette fois-ci, il faut que ça marche!»
Tout ce qui arrive pendant la pratique de yoga est bienvenu, normal, correct : on ne peut pas se tromper. On peut tout accueillir avec bienveillance, notamment les si fréquents vagabondages de notre pensée. Ce n’est pas tant la qualité de la concentration qui compte que l’abandon dans les postures. C’est en laissant les événements intérieurs et extérieurs survenir sans s’offusquer qu’on s’abandonne, sachant qu’on fait toujours le meilleur exercice qu’on peut faire, et en l’acceptant. Le reste ne nous appartient pas. Tout se passe ici, maintenant, ainsi : on ne peut faire ni mieux, ni pire.
Où que l’on soit, il y a toujours quelque chose qui occupe notre esprit. Un sentiment de curiosité par rapport à l’exercice qui va être proposé, une hésitation entre continuer ou faire autre chose, une sensation de faim ou de soif, un souvenir. Ces pensées qui nous arrivent peuvent traverser notre esprit en une fraction de seconde, ou y rester pendant plusieurs minutes. Elles peuvent revenir fréquemment, tout comme elles peuvent disparaître comme elles sont venues.

Ce qui nous stresse, c’est qu’on prend pour de l’argent comptant ce que pense notre mental, alors que le contenu même de ces pensées est très variable et souvent contradictoire. Ce qui est triste un jour devient plus neutre le lendemain, ce qui apparaît prioritaire sinon incontournable à un moment donné devient accessoire quelques heures plus tard.
Il est très intéressant d’apprendre à voir nos pensées comme des événements, choses passagères qui nous arrivent souvent, plutôt que comme des reflets exacts d’une réalité objective ou de la vérité. On se donne ainsi une marge de manœuvre par rapport à nos pensées et on ne les laisse pas nous envahir au point on se croit obligé de poser les gestes qu’elles commandent, ou d’amplifier les émotions qu’elles inspirent dès qu’elles apparaissent. Il y a moins de drames, d’urgences et de besoins essentiels dans notre vie que ce que nos pensées nous portent à croire. C’est souvent parce que le drame est déjà dans notre tête que les émotions apparaissent dramatiques quand on est de bonne humeur, les mêmes émotions prennent tout à coup une autre couleur. Quand on est détendu, les choses deviennent moins pressantes, ce qui n’empêche évidemment pas d’agir.
Il est d’ailleurs bon d’apprendre à poser des gestes concrets pour se donner une vie plus saine bien avant que les situations ne deviennent dramatiques. Si on reste en contact avec soi et si on s’occupe de notre vie au jour le jour, on vit plus harmonieusement que si on se laisse emporter dans la dégringolade jusqu’au point où il faut absolument changer des choses parce que ça ne peut plus attendre.
Quand on prend régulièrement du temps d’être pleinement présent avec ce qui est (par exemple en méditant), on sait mieux où on en est : il est alors plus facile, de poser les bons gestes au bon moment, tout en développant une plus grande acceptation de la vie telle qu’elle est. Au début, C’est un peu difficile, mais c’est une habileté qu’on peut acquérir peu.

Voici quelques autres suggestions pour adapter l’attitude « laisser être » :
Réveil. S’étirer doucement, longuement, ou faire quelques respirations profondes.
Lever. Faire une salutation au soleil. Dire bonjour consciemment.
Repas du matin. Expérimenter le petit-déjeuner sans la radio ou la télévision. Manger et boire consciemment, en étant présent aux sensations gustatives et olfactives.
Toilette. Être présent sous la douche ou dans son bain. Se laver lentement, mettre la crème consciemment… .
Transport. Si on se déplace en voiture, utiliser les feux rouges et les «bêtises» des autres conducteurs pour détendre mâchoire et bras, ou pour respirer profondément en se suggérant : «Maintenant, je profite des moments d’attente pour me détendre». Se déplacer le plus souvent possible à pied, pour être dehors, ou réserver au moins une vingtaine de minutes, trois ou quatre fois par semaine pour marcher dehors. On marche en «étant présent» ou en étant conscient de la respiration, conscient du pied qui touche parterre…

Il y a des embûches à la pratique régulière et durable des stratégies d’harmonisation intérieure :
La pratique nous vole du temps. Allons-nous pratiquer le yoga ou accomplir l’une des millions de tâches qui nous attendent ?

La pratique ne cadre pas avec le reste de notre vie. Où et quand pratiquer au travail, en visite, à la maison, quand personne d’autre ne le fait ?

La pratique n’est pas très intéressante, du moins au début. On ne ressent pas nécessairement beaucoup de bénéfices, on ne sait pas encore quoi faire des idées qui viennent sans cesse troubler notre concentration.

La pratique dérange les habitudes et le programme quotidien. Comment faire notre période de pratique de fin d’après-midi quand il faut aller chercher les enfants à la garderie ?

La pratique suppose des modifications concrètes qui contrarient les autres. Comment dire à notre belle-sœur qu’on veut se retirer dans une pièce tranquille en visite chez elle pour trois jours, on n’a pas encore pris le temps de faire notre pratique ? Comment va réagir notre conjoint(e) si on le fait ?
Devant toutes ces difficultés, on se sent parfois coincé par le fait de devoir faire des exercices. plutôt que d’être heureux de pratiquer le yoga : alors qu’elle pourrait faire partie d’un ensemble de solutions qui nous aident à mieux vivre.

Conclusion :

Que l’on s’assoie pour faire notre de méditation quotidienne ou que l’on pense à respirer profondément en attendant qu’un collègue de travail termine son appel téléphonique, on pose un geste de santé : on suspend l’action, on tourne notre conscience vers l’intérieur et on relâche la tension. Dans cet espace temporairement libéré de la pression d’agir, notre organisme trouve des conditions propices pour rétablir son équilibre. Le stress ce sont les fonctions d’adaptation aux exigences extérieures (ou à ce que l’on perçoit comme tel).
Mais attention il est certain que la pratique de yoga permet de diminuer la tension musculaire et d’apaiser au moins un peu la «folle du logis», toujours en action et si prompte à dramatiser. Mais on ne peut pas lui demander de nous «faire tomber» dans une détente et une paix profonde chaque fois qu’on lui consacre un moment. Le bénéfice que procure un exercice peut, par exemple, être si minime qu’on ne le ressent pas vraiment, et si on fait des exercices dans le but de nous rendre insensible à ce qui nous bouleverse, on fait sûrement fausse route : on ne se libère pas de notre tension en étouffant nos émotions sous une carapace de pseudo-indifférence ! Il faut au contraire accepter de s’ouvrir à notre monde intérieur. La pratique aide à ressentir davantage ce qui se passe en nous, et non à mieux le fuir ou à mieux le «contrôler».
Les attitudes qui prévalent dans la pratique nous permettent cependant d’aborder calmement ce qui nous habite. Si on est ouvert, si on «laisse être», si on ne juge pas, alors nos pensées, nos sensations, nos émotions, nos intuitions, nos aversions ou nos désirs perdent une bonne partie de ce pouvoir déstabilisateur qu’on leur donne quand on les laisse nous envahir.
En voyant mieux nos propres contradictions, en étant à même de constater à quel point l’intensité de nos désirs varie selon les heures ou, encore, comment un même événement suscite des émotions bien différentes selon les jours et parfois même d’instant en instant, on dégage mieux notre propre personne de nos pensées, de nos mouvements émotionnels, de nos désirs et de nos peurs du moment : beaucoup de choses auxquelles on se contraignait par habitude ou par peur deviennent moins urgentes, et on se consacre davantage à ce qui est important, tout en se permettant davantage d’être qui on est et de vivre en paix même si tout n’est pas encore parfait.
Ces changements ne se produisent pas par magie : ils sont le résultat d’un intérêt pour la santé, pour le bien-être psychologique et pour la paix intérieure, auxquels on consacre enfin du temps. D’un côté, en pratiquant le yoga, on diminue cette tension qui rend malade et on prend mieux conscience de tout ce nous habite – de l’autre, on s’occupe activement de notre vie, davantage en accord avec ce qu’on ressent à l’intérieur de nous comme étant notre direction, plutôt qu’en continuant à faire comme tout le monde, c’est-à-dire comme tous ces gens de bonne volonté, mais combien tristes, anxieux, pressés et fatigués, que l’on voit chaque jour dans la rue et qu’on risque fort de rencontrer chez le médecin.
C’est donc pas uniquement en trouvant enfin la meilleures posture, la meilleure technique de respiration qu’on retrouve l’équilibre et l’harmonie – qu’en changeant peu à peu des attitudes et un mode de vie qui ne peuvent faire autrement que de nous perturber.